Affichage des articles dont le libellé est Film. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Film. Afficher tous les articles

12/12/2010

Rock N' Roll Child



Hier, je suis allée voir "Nowhere Boy", de Sam Taylor-Wood, qui retrace l'adolescence de John Lennon.
Ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant plu, autant émue. C'est le genre de film, tu sors de la salle, t'hésites entre répéter pendant 4 heures "Mon Dieu il est génial, mon dieu mon dieu mon dieu", ou alors juste te taire. C'est ça que j'ai ressenti.

Un jeune adolescent rebelle, élevé par sa tante. Quand un lien se crée enfin entre sa mère et lui, sa vie change. Il découvre tout un mode : le Rock N' Roll. Le Rock N' Roll, c'est le sexe. Son premier banjo, sa première guitare, et enfin, son premier groupe. Très vite, il rencontre Paul, et bientôt Georges. Une vie aussi mouvementée que passionnée.
La naissance d'une star, torturée par la solitude d'une famille qui explose.

Aaron Johnson, qui interprète John, est excellent. Encore jamais vu au cinéma, ou presque, il a ici un rôle émouvant, vivant, plein de passion.

Kristin Scott Thomas, que je n'aimais pas particulièrement jusqu'à présent, est grandiose; elle interprète ici la tante de Lennon. Froide puis aimante, distante puis inquiète, elle maîtrise à merveille le caractère du personnage et manie les émotions avec une facilité flagrante.


Enfin, Anne-Marie Duff, qui interprète la mère de John Lennon, est marquante. Un personnage vivant, enthousiaste, dépassant sans cesse les limites, elle transmet une joie de vivre digne d'une adolescente. L'actrice laisse sans cesse au spectateur le choix de fixer les limites, créant une certaine ambiguïté, laissant paraître juste ce qu'il faut de folie, ou même trop...

Ce film est donc vraiment excellent selon moi. Il mérite un 25/20 tant pour le jeu, l'intrigue ou l'émotion. A voir sans hésiter.

22/06/2010

Bon ok, ce film est sorti en Janvier. Bon ok, c'était le premier truc à aller voir. Pourtant je ne l'ai découvert dans son intégralité qu'hier soir. Mieux vaut tard que jamais, hein.
Ce film, donc, m'a donné exactement ce à quoi je m'attendais. De l'émotion, de la beauté, de la décadence, de la folie, tout en délicatesse, ou pas. J'y ai eu droit en grande dose. Que demander de plus ?
Le film commence au début (ouah sans dec' on s'en doutait pas du tout !), en enfance. Une enfance marquée par la guerre, l'occupation, un enfant d'une liberté d'esprit incomparable, et un père que l'oblige à apprendre ce qui deviendra sa passion : le piano.
Eric Elmosnino, dans le rôle de Gainsbourg, est juste extraordinaire. La ressemblance est frappante, l'exactitude des gestes est déroutante, le jeu est parfait. Un personnage dûr à jouer, une mentalité dûre à exprimer. Un rôle interprété à merveille, dans une sincérité émouvante.
Anna Mouglalis (Juliette Gréco), Laetitia Casta (BB), Sarah Forestier (France Gall), Mylène Jampanoï (Bambou) et Lucy Gordon (Jane Birkin), les cinq déesses du chanteur. Lucy Gordon, que j'avais déjà apreçue dans quelques films, transmet une émotion et une sincérité troublantes dans le rôle d'une héroine que personne n'a oubliée. C'est l'interprétation que j'ai, de loin, préféré. Juste aprés vient celle d'Anna Mouglalis. Un rôle sensuel, charmeur, plein de ressources et de surprises. J'ai beaucoup aimé.
Laetitia Casta, dans le rôle trés difficile à interpréter de Brigitte Bardot, ne m'a pas vraiment transportée. Je pense que je ne suis pas de la bonne génération pour pouvoir aprécier le caractère assez particulier de BB. Et en conséquence l'interprétation de Laetitia Casta.
Toujours dans les côtés que j'ai moins aimés, j'appelle Gainsbarre. Alors là, ça, j'ai vraiment pas aimé. Trop bizarre. L'interprétation d'un démon qui hante Gainsbourg, une démonstration de schizophrénie qui a en quelque sorte cassé l'émotion du film. C'était quelque chose à exploiter, mais la façon dont ils l'ont fait, je n'accroche pas. Pas du tout.
A part ça, ce film ne m'a vraiment pas déçue. Pas du tout. J'en suis restée émerveillée, les larmes aux yeux, le coeur plein d'émotion. Tout ça directement aprés la fin. Et Dieu sait si c'est rare que j'aime les films dans les secondes qui suivent leur fin. C'est, en outre, à ça que je me réfère. Les plus beaux films à mes yeux sont ceux qui me plaisent tout de suite.
Et ça a été le cas.
Comme quoi, mieux vaut tard que jamais ;)

10/04/2010

Who wants to go to Wonderland ?


C'est marrant comment Tim Burton peut faire du mythe de Lewis Carroll un film complètement loufoque, mais surtout envoutant.

Alice au Pays des Merveilles, version film, est bien plus réel (pas réel réel, mais réel envoutant, vous voyez ce que je veux dire ?) que la version dessin animé, ou même que le livre : le merveilleux devient un fantastique dominant et effrayant, hilarant et distrayant, les personnages délirent et divaguent, utilisant grand nombre de mots inventée pour un esprit enfantin.

L'univers recréé par Tim Burton nous offre des décors loufoques et irréalistes, des effets qu'on pourrait qualifier de magiques, amplifiés pas la 3D.

Johnny Depp y incarne le personnage du chapelier fou. Sans doute le personnage le plus difficile à interpréter, que l'acteur fait vivre avec un naturel et une légèreté hors du commun.
Une interprétation exceptionnelle.



Alice, jouée par l'actrice Mia Wasikowska, est rêveuse et lunatique, restée en enfance dans un monde où rien ne la retiens, si ce n'est un avenir tout tracé par sa famille. Elle saura redevenir elle-même, et le montrer.


La reine blanche, jouée par la superbe Anne Hathaway, est une princesse légère et maniérée, rêvant d'un monde où tout va bien, où la discution règle tous les problèmes. C'est de loin mon personnage préféré, par ses manières hilarantes.



Le maquillage et les costumes sont tout simplement magnifiques, imaginatifs et collant parfaitement avec l'ambience loufoque de l'histoire, avec les caractères excentriques des personnages.
Quand à la bande originale, elle est tout simplement géniale, envoutante.
On retrouve également, dans le casting du film, l'actrice Helena Boham Carter dans le rôle de la Reine Rouge, ou encore Frances de la Tour dans le rôle de la Tante Imogène, actrices qu'on a déjà croisées dans plusieurs films de la saga Harry Potter.

07/03/2010

George shouldn't fly that much



On continue sur la lancée des films. Premier de la liste que je vois, In The Air.Bon je le dis tout de suite, j'ai été décue. Vraiment bof, le film. L'intrigue est intéressante, mais pas assez développée. Mais George Clooney est, comme d'habitude, très bon. En revanche, Anna Kendrick, qu'on a déjà aperçu dans Twilight, est assez décevante selon moi, contrairement à plusieurs critique que j'ai lues. Bien sûr le niveau n'est plus le même, l'amie dévouée vraiment pas fut' fut' est devenue une jeune entrepreneuse ambitieuse et travailleuse, mais l'arrière goût reste le même (coups de coeur, coups de tête, pleurnichages,...).Bref, malgré la déception j'ai quand même bien aimé ce film, pas du tout prise de tête et assez marrant pour nous faire oublier ce qu'on en attendait.

02/03/2010

Unforgettable

OK. Je viens de voir ce film. Ce **tain de film, et je suis encore sous le choc. Je pense qu'il est encore trop tôt pour que je puisse dire si j'ai aimé ou pas. Ce que je peux dire, en revanche, c'est que Scorcese a dépassé toutes mes attentes. Il a réussi à nous faire suivre l'histoire du début à la fin en nous manipulant autant que les personnages. Nous faire croire que la clé est à la fin alors qu'elle est finement glissée tout au long du film. Ça, ça gère. Et lui seul sait le faire.

Quand à Léonardo DiCaprio, son jeu nous a tout simplement envouté, nous faisant croire en ses causes et en ses certitudes. Passant du flic en crise au père en deuil, il communique une émotion digne des plus grands acteurs.
Mark Ruffalo, dans son personnage mystérieux et compatissant, nous manipule et se fait aimer derrière un rôle dont on ne connait pas, finalement, la nature exacte. Hypocrite ? Attaché à celui qui est finalement devenu son ami ? Ruffalo nous fait douter et c'est ça, le vrai talent.

En clair tout ça pour dire quoi ? Ben ce film, finalement, je peux dire que je l'ai aimé, tant sur la forme que sur le fond. Tant sur le superficiel, la bande-son géniale et les décors terrifiants, que sur les anecdotes, les indices subtiles et cachés et le jeu envoutant de acteurs. Ça, c'est du chef-d'oeuvre.

Cinéfauchée

Dans le genre cinéphile, on peut pas faire mieux que moi. Sauf que dans le genre fauchée non plus, on peut pas faire mieux. Donc en attendant de pouvoir aller au ciné tous les soirs, voici une petite (hum) sélection des films que j'aimerais bien voir, dans une autre vie. Et en gras, ceux que je vais voir, obligé. Enfin je vais essayer...


A single man
Bliss
Brothers
Gainsbourg, vie héroique
I love you philip morris
In the air
Invictus
L'autre Dumas
Lovely Bones
Le mac
Nine
Percy Jackson
Une éducation

28/02/2010

Le Cercle des poêtes disparus


J'ai vu ce film aujourd'hui. Je l'avais en dvd et je dois avouer que l'affiche ne m'avais pas vraiment convaincue, du coup je ne m'y étais jamais intéressée. Maintenant que je l'ai vu, je me rend compte qu'il ne faut jamais se fier aux apparences. Dans tous les sens du terme.

Il se déroule à la fin des 50's aux Etats-Unis. Un groupe de jeunes d'environ 16-17 ans est pensionnaire dans une très prestigieuse école, tous destinés à intégrer les plus grandes universités du pays. Chacun a un avenir prédéfini par ses parents.
La nouvelle année commence avec l'arrivée d'un nouveau professeur de lettres, Monsieur Keating. Celui-ci, totalement contradictoire à la tradition d'enseignement de l'école, apprend à ses élèves à profiter de la vie, à la voir sous différents angles, à se forger une opinion, à "devenir libre", et surtout, permet à Neil, son élève le plus passionné, de se découvrir une passion pour le théâtre.

Bon, je vais pas raconter toute l'histoire et surtout pas la fin, mais ce film vaut vraiment le coup. Quand je dis qu'il ne faut pas se fier aux apparences, je parle du changement très déstabilisant qui surgit vers la fin du film, changeant totalement l'atmosphère. Il n'en devient que plus émouvant (le film).

Et puis bien sûr, je dois admettre que le charme de Neil contribue à me forger une opinion positive sur ce film ^^